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    Mariage à Bucarest...

    S'il m'arrive de célébrer un mariage à Bucarest, comme ofcier d'état-civil, c'est toujours avec beaucoup d'émotion que j'accueille les mariés à l'Ambassade.

    Un rêve devenu réalité...

    Le mariage est une fête unique dans la vie de chacun, célé-brant l'union supposée éternelle entre un homme et une femme. C'est une partie d'un rêve transposé en vie. Le cérémonial du mariage garde les traces de certains rituels transmis au long des siècles.

    La mode est au mariage...

    En se plaçant sous cette injonction joyeuse, lancée telle un déf vraiment amoureux, le festival PASARELA entend bien sûr toujours plus afrmer et décliner vivement le coeur de son projet : conjuguer la créativité et les savoir-faire français et roumains dans le domaine des arts de la mode.

  • Henri PAUL
    Ambassadeur de France en Roumanie

    Mariage à Bucarest…

    S'il m'arrive de célébrer un mariage à Bucarest, comme ofcier d'état-civil, c'est toujours avec beaucoup d'émotion que j'accueille les mariés à l'Ambassade.

    Nous installons la salle du premier étage de la Chancellerie pour qu'elle ressemble à une mairie, avec une Marianne muette, surveillant d'un air boudeur (à ma connaissance, elle n'est pas mariée!) la cérémonie.

    En Roumanie, le mariage est une véritable et vénérable Institution, avec ses traditions, ses règles et ses lois. Des historiens, des sociologues ont écrit sur le mariage en Roumanie. Bien des photographes l'ont immortalisé.

    e trouve que PASARELA 2009 a bien fait de choisir ce thème heureux, à l'heure où l'on parle beaucoup de crise, mais où il faut garder l'espoir du renouveau.

    Bonne chance à PASARELA 2009, qui cette année met à l'honneur traditions et savoir faire: c'est dans la tradition que l'on trouve les racines de la modernité.

  • Doina LEVINTZA
    Présidente du jury PASARELA

    Un rêve devenu réalité…

    Le mariage est une fête unique dans la vie de chacun, célé-brant l'union supposée éternelle entre un homme et une femme. C'est une partie d'un rêve transposé en vie. Le cérémonial du mariage garde les traces de certains rituels transmis au long des siècles.

    Dans la Rome antique, les mariées aux longs cheveux dénat-tés portaient des habits en laine blanche, symbolisant la virginité. Elles mettaient une ceinture en laine liée avec le nœud d'Hercule qui ne devait être défait que par le marié. A partir de la moitié du XXe siècle, les robes commencent à devenir de plus en plus provocatrices et parfois délaissent la couleur blanche.

    De tous temps, le mariage a été et demeurera une fête unique, sous le signe de la magie et du faste. Elle laisse derrière elle le souvenir d'une robe éphémère d'une incroyable beauté, un vêtement vaporeux pour la mariée, princesse d'une journée. Le temps passe, mais les mariages et les mariées demeurent.

    De l'opulence et de la splendeur de la Renaissance à l'élégance rafnée du romantisme et jusqu'à la géométrie avant-gardiste des rythmes de nos jours, les robes de mariée se transforment selon la mode du temps, deviennent plus hardies, mais elles représentent toujours la promesse du bonheur au-delà du frémissement éphémère des matériaux, au-delà des vagues de mousseline et des bijoux étincelants.

    Le voile de la mariée n'a pas toujours été blanc et transparent. Les mariées romaines portaient seulement des voiles pourpres, symbole du feu, pour être protégées contre les mauvais esprits.

    Plus tard, dans le rituel chrétien de la cérémonie nuptiale, le voile couvrait les mariés au moment où ils recevaient la bénédiction du prêtre. De ce rituel seul le voile de la mariée est resté, symbolisant la virginité et la pudeur. Avant la création du voile en tulle, la mariée avait la tête couverte d'un simple foulard blanc qui, comme aujourd'hui, était relevé par le futur mari au moment symbolique du baiser.

    A présent, le voile en tulle ne manque dans aucune cérémonie de mariage, apportant avec lui une note de mystère et de solennel.

    Une ancienne tradition anglaise dit que la mariée doit porter au mariage quelque chose de neuf, quelque chose d'ancien, quelque chose d'emprunté et quelque chose de bleu. La signifcation et la mise en oeuvre de cette tradition sont passionnantes.

    Quelque chose d'ancien traduit l'idée de la continuité et du caractère durable : il peut s'agir d'une chaîne, d'un bijou, ou même du mouchoir de la grand-mère.

    Quelque chose de neuf signife l'entrée dans une nouvelle étape de la vie avec optimisme et confance dans l'avenir: il peut s'agir de la robe de mariée ou même des alliances. Quelque chose d'emprunté est pour la joie prochaine: on peut demander un mouchoir ou un bijou à une amie qui est heureuse aux côtés de son mari

    Et le bleu est la plus profonde des couleurs, étant liée aux valeurs spirituelles. La couleur du ciel, le bleu, signife, aux côtés du blanc, le détachement des valeurs de ce monde et l'aspiration de l'âme au spirituel et au divin et, en même temps, la profondeur des sentiments d'amour et de fdélité.

    Dans les temps bibliques, tant le marié que la mariée portaient une banderole bleue, à la base du veston ou de la robe. D'où la tradition de porter quelque chose de bleu. De nos jours, il peut s'agir d'un bijou ou de la jarretelle.

    Dès l'Antiquité, les mariées se sont garnies les cheveux des couronnes de feurs et ont porté des bouquets de feurs qui avaient une signifcation symbolique spécifque. La condition était que la future épouse cueille elle-même ces feurs. D'autres plantes étaient considérées comme porte-bonheur, le lierre et le laurier par exemple. D'autres étaient évitées, comme les roses jaunes et les narcisses qui signifaient la fn de l'amour ou l'amour de soi.

    En choisissant ce thème du mariage, le festival Pasarela entend bien sûr faire dialoguer lui aussi la tradition et la modernité. Ne se propose-t-il pas cette année de partir à la recherche de nouveaux talents mais aussi de mettre en valeur les populaires ateliers de couture de Bucarest, ceux là mêmes qui, depuis longtemps, en réalisant de splendides vêtements de mariage, permettent au plus grand nombre que leur rêve devienne une… réalité ?

  • Didier MONTAGNÉ
    Directeur adjoint de l'Institut Français de Bucarest

    La mode est au mariage…

    Marions nous!

    En se plaçant sous cette injonction joyeuse, lancée telle un déf vraiment amoureux, le festival PASARELA entend bien sûr toujours plus afrmer et décliner vivement le coeur de son projet : conjuguer la créativité et les savoir-faire français et roumains dans le domaine des arts de la mode.

    Et justement, conjuguer des histoires, des esthétiques, des destins, n'est-ce pas toute l'afaire du mariage, quand bien même elle concernerait une union entre deux pays, celle-là même, toute métaphorique, que veut célébrer cette deuxième édition.

    En ce sens, donner à voir les créations d'Yves Saint Laurent et ses variations sur la Blouse roumaine, les broderies créées par les mains anonymes et savantes des femmes du Maramureş, lancer un concours ouvert, comme à des prétendants, aux jeunes créateurs de mode de Roumanie, voilà parmi d'autres, autant de symboles et cadeaux – de mariage! qui vont être déposés dans la corbeille de ce PASARELA 2009.

    Il est vrai que les liens entre mariage et arts de la mode sont profonds, dont les belles parures et les beaux habits des jours de Noce sont le signe.

    Car, si le mariage est l'élection d'un Autre assez unique pour rassembler et équivaloir la multiplicité des êtres vivants, de la même manière le styliste de mode voudrait mettre au jour, sous les fgures sans cesse recommencées de ses créations éphémères, son Idéal féminin (ou masculin). La robe de Mariée qui clôt souvent les déflés de mode n'est-elle pas l'aveu de cette fascination ?

    Plus encore, en exaltant la beauté probable de chacun et sa diférence irréductible mais aussi en créant des formes et des goûts communs, partageables, les arts de la mode accompliraient en quelque sorte ce qui est en jeu dans le mariage: la possibilité d'un être-ensemble où coexistent heureusement le même et l'autre, le mysté-rieux et le familier.

    Et c'est ainsi que la mode dirait tout le temps, et PASARELA plus particulièrement en ce printemps 2009

  • L'Institut Français de la Mode

    Bucarest, mai 2008.
    Première édition du festival Pasarela à Bucarest. L'Institut Français de la Mode est présent, parce qu'il s'agit d'encourager la découverte et l'émergence de nouveaux talents, de participer au rayonnement de la culture et de la création française, de renforcer les liens entre nos deux pays.

    Conférences, jurys, déflés, rencontres, discussions avec de jeunes créateurs, étudiants de diférentes écoles de mode roumaines, fêtes. A chaque fois un public nombreux, attentif et enthousiaste. Nous avons ainsi pu découvrir de jeunes créateurs passionnés – Lena Criveanu, Maria Lucia Hohan, Rozalb de Mura, Carmen Secăreanu – à l'univers créatif riche et de grande qualité, le choix parmi cette sélection n'en a été que plus difcile

    Ces moments partagés, enrichissants et chaleureux, l'enthousiasme et le talent des participants ont marqué l'IFM qui sera bien sûr présent lors de la seconde édition du festival Pasarela.

    L'IFM, le centre de formation et d'expertise des industries de la mode, du design et de la création vient d'emménager dans la Cité de la Mode et du Design, un bâtiment tout en volume et en lumière comme posé sur la Seine.

    C'est dans ce très beau cadre, résolument tourné vers l'avenir de la mode et du design, qu'a été accueillie la gagnante du festival Pasarela 2008, Carmen Secăreanu, pour une présentation de sa col-lection durant la semaine de la mode.

    Nous sommes heureux de proposer ainsi une vitrine à la jeune création roumaine.

  • Philippe Guilet
    Directeur Artistique

    Marions nous!

    C'est en faisant du lèche-vitrine, dans le quartier de Lipscani à Bucarest, que l'inspiration du thème, le mariage, pour cette nouvelle édition de PASARELA m'est venue.Passant des unes aux autres croitorii, (petits ateliers de couture ou de tailleurs sur mesure), je découvrais à l'intérieur l'énergie de ces artisans de ce quartier, jadis quartier des belles et beaux soucieux et soucieuses de leur apparence.

    La modernisation pointant son nez sur ces anciennes institu-tions, n'a pas su changer la mentalité de ces amoureux de leur savoir faire, heureux de nous le montrer, fers comme une médaille accro-chée en trophée sur leur poitrine gonfée à la Hussard.J'aime cette atmosphère qu'ils savent nous donner, lorsque nous nous rendons à notre premier essayage et toute cette attention particulière à nous rendre beau et belle de leurs deux mains.

    Les artisans de la Mode seront pour une fois les stars de PASARELA, et ils le valent bien !

    MARIONS NOUS...
    Si donc j'ai choisi le thème du mariage pour cette nouvelle édition, c'est d'abord afn de confrmer notre engagement avec la Roumanie, celui que nous avions afrmé pour la première fois l'année dernière, en mai, lors de la création du festival PASARELA dont le but était bien de conjuguer la créativité et le savoir-faire français et roumains dans le domaine de la mode.

    Cette union prendra bien sûr de multiples visages tout au long de ce PASARELA 2009 et c'était un vrai plaisir, un plaisir de «marieur », que de décliner presque à l'infni ce thème du mariage… Avec Yves Saint Laurent bien sûr, à tout seigneur tout honneur!, et l' hommage de ses créations, certaines inspirées par… La Blouse Roumaine.

    Avec ce concours « Espoir mode » ouvert à tous les jeunes talents de la Roumanie, comme à autant de prétendants, dont le gagnant se verra ofrir la possibilité de montrer ses créations à la Cité de la Mode à Paris en mars 2010 dans le cadre d'un autre mariage, celui de PASARELA avec l'Institut Français de la Mode.Peut-être le Yves Saint Laurent de demain pourra-t-il ainsi se révéler ? Qui sait ?

    En tous cas, l'ensemble des départements universitaires « Arts de la mode » de Roumanie est impliquée dans cette recherche de « l'heureux élu » !

    Et un Marché de la mode, exposition-vente rassemblant les créations d'une trentaine de jeunes designers locaux, à la manière d'un mariage « of », clôturera cette grande déclaration, pleine d'espoir et de confance, à la créativité roumaine d'aujourd'hui.

    Avec cette confrontation entre deux créateurs confrmés de la jeune génération française et roumaine, des jeunes mariés en quelque sorte, Adrian Oianu et Richard René, dont les collections ont en commun de faire dialoguer création contemporaine et tradition, classicisme et modernité.

    Avec ce déflé mettant à l'honneur les innombrables et populaires ateliers de couture de Bucarest, ceux-là mêmes qui travaillent avec un immense savoir-faire durant toute l'année à confectionner les habits des noces qui ont lieu dans la ville.

    Avec cette exposition de photographies choisies dans sa collection personnelle par Mihai Oroveanu, le Directeur du Musée National d'Art Contemporain, qui agira ainsi comme le témoin… de tous les mariages qui ont eu lieu en Roumanie depuis l'invention de la photographie !

    Avec ce mariage nécessaire entre la culture et la mode, sans quoi il ne serait pas de vrai festival mais aussi parce que le cinéma, la musique (classique et électronique), la danse font très bon ménage avec les Arts de la mode…

    Enfn, PASARELA 2009, ne veut pas célébrer tous ces symboliques mariages dans… dans la plus stricte intimité.

    Au contraire, comme en 2008, l'ensemble des manifestations – déflés, expositions, conférences, - sera librement accessible à tous! Et même, comme à la fn de tous les mariages du monde, une grande fête, mêlant DJ's et déflés de mode virtuels sur grands écrans et réunissant le plus grand nombre possible d'invités, donnera l'occasion de danser jusqu'à l'aube !
    Oh ! Oui, vite,